Relais thermique : comprendre son rôle dans la protection d’un moteur
Le relais thermique est présent sur énormément de départs moteurs. Pourtant, il est souvent confondu avec le disjoncteur ou le fusible. En maintenance, cette confusion pose un vrai problème : ces appareils ne protègent pas le moteur contre le même défaut.
À quoi sert le relais thermique ?
Le relais thermique protège principalement le moteur contre une surcharge prolongée. Il réagit à l’échauffement provoqué par un courant trop élevé pendant un certain temps. Il n’est pas conçu pour éliminer seul un court-circuit important : cette fonction est assurée par une protection magnétique ou par des fusibles adaptés.
Comment fonctionne-t-il ?
Sur les modèles électromécaniques classiques, le courant du moteur traverse des éléments qui provoquent l’échauffement de bilames. Lorsque la surcharge dure suffisamment longtemps, la déformation mécanique déclenche le relais.
Cette temporisation est volontaire. Un moteur peut absorber un courant élevé au démarrage sans que cela signifie automatiquement qu’il est en surcharge. Le relais thermique tient compte de cette réalité.
Les contacts 95-96 et 97-98
Le relais thermique possède généralement un contact normalement fermé 95-96 utilisé dans le circuit de commande. Lors d’un déclenchement, ce contact s’ouvre et provoque la retombée du contacteur. Le contact 97-98, normalement ouvert, peut servir à transmettre une information de défaut ou allumer un voyant.
Pour un technicien, savoir retrouver ces contacts dans le schéma est aussi important que reconnaître le relais dans l’armoire.
Comment régler le relais thermique ?
Le réglage se fait à partir du courant nominal du moteur et des prescriptions du constructeur. Le bon réflexe est de partir de la plaque moteur et du schéma du départ. Un réglage trop bas entraîne des déclenchements intempestifs. Un réglage trop haut peut rendre la protection inefficace.
Un relais thermique qui déclenche n’est pas forcément défectueux
Lorsqu’un relais déclenche, le remplacer immédiatement n’est pas une méthode de diagnostic. Il peut simplement signaler un problème réel : surcharge mécanique, perte de phase, mauvais serrage, déséquilibre, moteur qui force, réglage incorrect ou problème sur l’installation.
Le déclenchement est une information. Le travail consiste ensuite à comprendre ce qui l’a provoqué.
- Contrôler le réglage par rapport au courant nominal moteur.
- Vérifier les trois phases et les serrages.
- Rechercher une surcharge mécanique éventuelle.
- Contrôler l’état du contacteur et du circuit de puissance.
- Réarmer uniquement après avoir compris la situation lorsque les procédures de l’entreprise le demandent.
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